Blog Infoguerre

11.10.04

Les Editions de la Découverte se foutent de notre gueule mais derrière il ya autre chose et ça pue

Knowckers.org

Il y a trois ans, le super journaleux du Figaro, Saint Exupéry (hélas, il porte le nom d’un mec super, cela aide), est allé voir Dominique Tierce, responsable de l’unité Documentaires de France 2. Il avait sous le bras un scénario. Son but était de démontrer que l’armée française avait défendu une doctrine sur l’utilisation de la guerre psychologique et de l’emploi de la torture, depuis les guerres coloniales jusqu’à aujourd’hui, en passant par le génocide du Rwanda. Pas de bol pour lui, Dominique Tierce sent un lézard et s’abstient de lui signer un chèque.En 2004, la dénommée Marie-Monique Robin se pointe comme par hasard avec la même théorie. Il faut dire qu’elle est experte dans le domaine, la copine : elle a écrit avant des super bouquins sur le sixième sens, les cent photos du siècle et aussi un livre sur les voleurs d’organes. Ce coup-ci, elle sort un bouquin aux Editions de la Découverte qui titre escadrons de la Mort, école française. Marrant non que deux personnes se baladent avec quasiment la même histoire. L’un échoue chez France Télévision, l’autre réussit chez Canal Plus. Coincidence ???
Entrons dans le vif du sujet : le bouquin de Marie-Dominique Robin est un monument de conneries et même de désinformation.
Côté conneries : notre petite dame ne sait pas que De Gaulle a tellement flippé lors du putsch d’Alger qu’il a coupé toutes les têtes susceptibles de jouer aux cons et en particulier les spécialistes du 5ème bureau d’action psychologique. Bref, l’armée française a subi la plus grande épuration de son Histoire. A tel point que 40 ans plus tard, l’état-major des Armées a encore du mal à aborder ce type de sujet aussi bien sur le plan doctrinal que dans les unités spécialisées. Signalons aussi au passage que sous Jospin, la DPSD traquait encore les candidats aux idées putschistes. Mais tout cela est passé aux oubliettes dans le livre de Marie-Dominique Robin.
Ce qui est dramatique, c’est que ce genre de bavure littéraire sorte en plus dans une maison d’édition d’extrême gauche qui gobe ce grand brulôt antimilitariste comme de l’eau bénite. Les Editions de la Découverte sont tellement nulle sur ce sujet qu’elles ne se sont même pas aperçues que la grande défenseuse des Droits de l’Homme rérécrivait l’histoire d’une fraction de l’extrême gauche. Ainsi, les attentats perpétrés par des gauchistes français contre des diplomates de dictatures sud-américaines deviennent par la baguette magique de l’auteur des exécutions fomentées par les régimes fascistes d’Amérique du Sud dans le cadre de l’opération Condor. Rappelons à cette brave dame que le quotidien français Libération avait interviewé en 1975 les gauchistes des Brigades internationales (revendiquant ces attentats) et que la police française avait retrouvé lors de l’arrestation d’un gauchiste français en 1977 le fameux 7,65 utilisé contre deux diplomates.
Alors une question : à qui ce genre de manip grossière profite-t-elle ? Quel est le lien entre le journaliste Saint Exupéry et l’auteur à tout faire Marie-Monique Robin ? Une coincidence, rappelez-vous, après la défaite de Saddam Hussein, le Pentagone a fait fuiter l’information vers la presse internationale comme quoi des généraux US s’étaient fait projeter le film La Bataille d’Alger. Marrant non, comme si nos chers alliés américains voulaient bien rappeler au monde que les salauds qui avaient inventé les techniques de contre insurrection et la torture, ce n’était pas eux mais les Français.
On peut suggérer à Marie-Monique Robin d’écrire un nouveau bouquin sur les ancêtres du commandant Aussaresses et des despérados de l’OAS qui ont enseigné aux tuniques bleus de l’US Army les techniques pour massacrer les peuples indiens d’Amérique du Nord. Je suis sûr que cela intéressera les soixante huitards de tout poils.

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