Blog Infoguerre

25.11.04

Images de la barbarie russe et tchétchène

Knowckers.org

Mardi 23 novembre 2004, Arte diffusait un Théma sur les affrontements militaires et les jeux d’influence géoéconomiques dans la région du Caucase. Ces reportages avaient le mérite d’être très explicites sur les contradictions historiques de l’empire russe dans la zone puisque cette propension à l’impérialisme remonte au XIXème siècle sous les Tsars.Le face à face entre les Russes et les Américains en Géorgie étaient aussi parfaitement mis à jour. Mais une scène de barbarie retient plus l’intention que d’autres, c’est l’égorgement de soldats russes par des soldats tchétchènes. Il est dommage que les anciens gauchistes tels qu’André Glucksmann, si épris d’humanisme et de justice, ne la regardent pas avec plus de lucidité.
Cette scène montre des êtres de la pire espèce à l’œuvre dans ce qu’ils croient être un document de propagande cherchant à intimider les jeunes appelés russes envoyés là-bas. Le sadisme, la lenteur dans la manière d’assassiner leurs victimes ne déplairaient pas aux tortionnaires des camps de la mort nazis. Ce talent « tchétchène » est la pire des images que peut donner un peuple en lutte pour son indépendance nationale. Il est la marque d’une immaturité politique sans égal et ne peut pas être balayé d’un revers de main au nom de la riposte aux crimes de guerre commis par les Russes.
Deux exemples contradictoires doivent être rappelés à ce sujet : les crimes atroces commis par certains éléments du FLN lors de la guerre d’Algérie ne peuvent pas être excusés par la torture pratiquée par l’armée française et les actes de vengeance commis par les groupes extrémistes de pieds noirs. Ces actes marquent un peuple pour toujours surtout si ils sont commis au nom d’une cause révolutionnaire. 30 ans après, il ne faut pas s’étonner qu’un islamiste radical en vienne à fracasser la tête d’un nourrisson contre un mur pour faire parler du GIA dans les médias internationaux. Lors de leur prise du pouvoir au Nicaragua, les sandinistes du Nicaragua avaient tiré les leçons de l’histoire en refusant d’appliquer les mêmes méthodes que les escadrons de la mort d’extrême droite qui luttaient contre eux. Et pourtant les occasions de vengeance ne manquaient pas à propos des crimes commis par les forces du dictateur Somoza.

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